SANTE: EBOLA Beni et Butembo

 

Beni et Butembo : Une légère diminution de cas d'Ebola dans la région de Beni et Butembo

Des légères diminutions de cas d'Ebola à Beni et Butembo résultat des intenses opérations de riposte contre cette maladie. Ceci résulte d'une sensibilisation de confession religieuse et des relais communautaires. Le cumul des cas d'Ebola est de 2056 pour 1384 cas de décès et 590 personnes guéries.

A son retour d'une mission d'évaluation des opérations de riposte contre Ebola, le Directeur Général de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) Tedros Gegreyesus le Ministre provincial du Nord Kivu Christophe Ndibeshe. L'OMS constate une légère diminution de cas d'Ebola à Beni et Butembo : « Il y a une légère diminution de cas de la maladie à virus d'Ebola dans la région de Beni et Butembo », propos de Déo Nshimirimana directeur pays de l'Organisation Mondiale de la Santé lors d'une adresse à la presse de Goma le dimanche 16 juin 2019.
Cette diminution émane d'une sensibilisation de toutes la couche de la population vivante dans le rayon où le virus Ebola se propage : « Nous avons sensibilisé tout le monde et plus particulièrement les communautés elle-même, qui a compris qu'Ebola est une maladie qui tue, mais quand l'on se présente tôt dans un centre de traitement d'Ebola on peut guérir », A déclaré Déo Nshimirimana.
L'OMS et le ministère provincial de la Santé se dit satisfait de la compréhension populaire sur le danger de la maladie à virus Ebola : « La population a compris finalement Qu'Ebola peut guérir si on se présente tôt au Centre de Traitement d'Ebola. Le vaccin est très efficace avec un pourcentage de 97, car ceux qui se sont faits vacciné ils sont tous vivants et personne n'a pas attrapé Ebola », A confirmé notre interlocuteur.

Quid de la sensibilisation ?
Cette sensibilisation a été facilitée par les leaders d'opinion, notamment des évêques Catholiques, protestantes, les chefs traditionnels, mais aussi certains combattants qui s'y sont impliqués déjà dans la sensibilisation. Notons en passant, au début du mois de juin, le secrétaire de la chefferie de Bashu avait sensibilisé la population sur les conséquences de la population contre la riposte. Ensuite, il a fait une descente à Kirunga dans le groupement BUNYUKA pour d'autres dialogues sociaux avec la population sur le danger de la maladie à virus Ebola.
Pour la petite histoire,  dix mois plus tard depuis le déclanchement de cette épidémie, le cumul des cas d’Ebola est de  2056 pour 1384 cas de décès  et 564 personnes guéries  ceci est le dernier  rapport du Ministère de la Santé de la République démocratique du Congo.
Cependant, le risque de la propagation reste très élevé même s’il y a une légère diminution dans certaines zones de santé. A ce jour l'épidémie ne s'est pas propagé dans les grands centres urbains à plus risque à savoir la ville de Goma, Bunia et Kisangani. « Mais le risque reste élevé compte tenu du mouvement important de la population », Avait prévenus le ministère de la Santé.
Alain Wandimoyi   

 



SOS : LA VRAIE QUININE EN VOIE DE DISPARUTION, LA FAUSSE PREND PLACE

 

Depuis un temps, il s’observe une rareté du quinquina, une matière première pour la fabrication de la quinine ; molécule efficace contre le paludisme en République Démocratique du Congo. Cette observation est liée à une contrebande du quinquina, la plante qui a jusqu’à présent le monopole pour la fabrication de la quinine. Ironie du sort, l’usine de la PHARMAKINA n’en reçoit plus. La quantité importante passe frauduleusement vers une destination inconnue. Du coup, les fabricants de la fausse quinine en profitent pour injecter la quinine piratée sur le marché. Nous avions à notre temps dénoncé cette fausse quinine qui refait surface.

Fausse quinine : attention danger !

À Goma, à l’est de la RD Congo, pharmaciens et autorités sanitaires s’inquiètent de la prolifération de faux médicaments contre le paludisme. Ils appellent à la vigilance, car la quinine sous dosée est inefficace et dangereuse. vendredi 14 janvier 2011 « La maladie s’aggrave de jour en jour et pourtant, j’ai pris de la quinine. Je vais voir un autre médecin afin de m’assurer que je n’ai pas été empoisonné », se plaint Blaise Mutoka, un habitant de Goma, à l’est de la RD Congo, couché à même le sol. Il a une crise de paludisme et pour son malheur, il a été soigné avec de la fausse quinine. Comme lui, de nombreux paludéens sont traités avec de faux médicaments, malgré les efforts des autorités sanitaires pour combattre la vente et l’administration de ces produits illicites.

Un problème de santé publique

Dans un pays où le paludisme est la première cause de mortalité, surtout chez les enfants, l’administration de quinine inadéquate expose les malades à des complications sévères et met en danger la vie de millions de personnes. « Le paludisme est la maladie la plus répandue au Congo. Huit personnes sur dix hospitalisées et la plupart des malades en soins ambulatoires souffrent de la malaria. Dans les cas sérieux, nous administrons de la quinine, seul médicament curatif qui peut être efficace, précise Henri Kambale Takenga, pharmacien inspecteur du Nord-Kivu. Si le médicament est de mauvaise qualité ou sous dosé, le traitement peut s’avérer inefficace et même dangereux. Dangereux parce qu’il peut induire une certaine résistance, engendrer des défaillances ou provoquer une toxicité dans l’organisme. » Selon lui, la quinine bien dosée, est une arme de dernier recours dans la lutte contre le paludisme. Il s’inquiète des conséquences à moyen ou long terme de la vente de ces médicaments inefficaces dans certaines structures médicales de la province du Nord-Kivu bien qu’un stock de fausse quinine ait été intercepté et saisi récemment. « Nous avons été interpelé par la zone de santé de Kirotshe où le paludisme semblait résister à la quinine. Nous avons procédé à des vérifications et sommes tombés sur un lot de médicaments contrefaits que nous avons confisqués. Depuis, nos équipes sont sur le terrain, et le médecin inspecteur a diffusé une note circulaire dans toute la province », explique encore Henri Kambale Takenga. Il appelle à la vigilance tous les médecins, chefs de zone de santé de la province du nord Kivu, ainsi que les pharmaciens et les superviseurs dans tous les territoires et districts, afin que chacun, à son niveau, vérifie l’origine et la qualité des produits administrés aux paludéens.

La chasse aux trafiquants

L’autorité sanitaire de la province lance un appel au calme mais n’en reste pas moins ferme à l’égard des trafiquants de faux médicaments. « Nous sommes en contact régulier avec l’ensemble des pharmaciens et des responsables de structures médicales, afin de démasquer et d’arrêter les personnes qui mettent sur le marché des produits impropres à la consommation. Ces trafiquants seront traduits en justice et punies pour ces actes criminels car ils mettent en danger la vie des populations », s’indigne Dominique Baabo, Inspecteur provincial de la Santé de la province du Nord-Kivu qui révèle que les saisies opérées par le service urbain des pharmaciens dans une structure médicale à Goma, n’ont pas permis de mettre la main sur les vrais responsables du trafic. Pharmakina, la firme qui produit et distribue la vraie quinine, suit de près les enquêtes menées par l’Inspection provinciale de la Santé et apporte sa collaboration pour l’identification des produits dangereux. Une tâche qui s’annonce difficile, car la fausse quinine, produite principalement en Inde et acheminée au Congo via la Tanzanie ou le Kenya, est distribuée clandestinement dans un emballage identique au modèle produit en Europe. Même dans les officines sérieuses, les vendeurs ne distinguent pas toujours le vrai du faux. Selon Tosh Mambu, pharmacien, la seule garantie de vendre de la quinine de qualité, c’est de respecter les circuits réguliers d’approvisionnement. « Respecter cette règle nous évitera les approvisionnements en médicaments peu fiables », recommande-t-il à ses collègues. Alain Wandimoyi

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13 janvier 2011 © Syfia Grands-Lacs - Alain Wandimoyi
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