COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT DE L'EERC, DE L'OMS, DU PAM ET DE L'UNICEF

 

1000 VAINQUEURS D'EBOLA EN RDC

COMUNIQUE DE PRESSE

Alors que le 1000e vainqueur du virus Ebola rentre chez lui, les agences des Nations Unies qui luttent contre l'épidémie actuelle d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) ont salué aujourd'hui le fort leadership des autorités sanitaires de la RDC et les efforts inlassables de milliers d'agents de santé et de partenaires locaux. Ceux-ci ont permis à 1000 personnes de survivre à la maladie.

Le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a remis à Kavira son certificat de survivante d'Ebola dans les mots: «Je n'avais jamais pensé y arriver au début, mais maintenant que je suis guérie, je souhaite retourner dans ma communauté et leur dire de se faire soigner rapidement s'ils sont touchés. On peut réellement survivre », a déclaré Kavira en quittant un centre de traitement du virus Ebola au début de septembre.

L'épidémie, déclarée le 1er août 2018, a débuté dans le Nord-Kivu et s'est depuis étendue dans les provinces de l'Ituri et du Sud-Kivu. Actuellement, la transmission active d’Ebola est confinée à l’Ituri, dans plusieurs points chauds –  Mambasa et Mandima – mais l’épidémie évolue dans un environnement extrêmement complexe, caractérisé par de faibles infrastructures de santé, l’instabilité politique, l’insécurité, la méfiance et la résistance des communautés et les conflits en cours impliquant de nombreux groupes armés.

Grâce à une approche intégrée à l'échelle du système, les Nations Unies ont intensifié leurs efforts en mai pour soutenir l'action menée par le gouvernement congolais dans les domaines de la santé publique, de l'assistance aux communautés affectées par le virus Ebola, de l'engagement politique, de la sécurité et du renforcement de la gestion financière.

«Chaque vainqueur nous donne une raison et une motivation supplémentaire pour continuer à renforcer notre combat contre Ebola, mais chaque vainqueur nous rappelle également qu'il y a des vies que nous n'avons pas pu sauver,» a déclaré David Gressly, coordinateur de la réponse d'urgence à Ebola.

«Nous devons continuer à renforcer la sécurité pour assurer que les équipes de santé et les populations puissent circuler librement. Nous devons redoubler d’efforts pour donner aux communautés les moyens de faire partie intégrante de la riposte. Nous ne pouvons gagner la bataille contre cette épidémie sans le soutien total du peuple congolais. Nous avons vu comment l’acceptation de la population de villes comme Rwangoma ou Mabolio a entraîné une réduction rapide du nombre de cas d’Ebola dans cette région », a-t-il ajouté.

Bien qu'il s'agisse de l'épidémie d'Ebola la plus longue et la plus meurtrière que la RDC ait connue, de nouveaux outils sont maintenant disponibles pour aider à stopper le virus et sauver des vies. Un vaccin, dont l'efficacité a été établie à 97,5%, a protégé plus de 226 000 personnes. De nouveaux traitements, qui, d'après les résultats d'études récentes, peuvent sauver plus de 90% des personnes qui arrivent tôt pendant leur maladie, améliorent le taux de survie des personnes infectées par le virus Ebola.

«Nous avons les outils, les vaccins et les traitements, mais il nous faut continuer à trouver et à soutenir toutes les personnes qui ont été en contact avec une personne infectée par le virus Ebola», a déclaré le Dr Ibrahima Socé Fall, Directeur général adjoint de l'Organisation Mondiale de la Santé pour les interventions d'urgence.  L’OMS est l'agence des Nations Unies chargée de répondre à l’urgence de santé publique.

«Survivre à cette maladie consiste à faire confiance aux équipes de la riposte - traceurs de contacts, équipes de décontamination, équipes des enterrements, vaccinateurs, personnel du centre de traitement Ebola - qui travaillent sans relâche pour protéger les personnes contre ce virus».

Sept centres de traitement Ebola et plusieurs centres de transit ont pris en charge des personnes dans les nombreuses régions touchées par Ebola, permettant ainsi à ceux qui se font traiter de survivre. Au cours de cette épidémie, le type et le niveau de soins ont été révolutionnés par des approches novatrices telles que le «cube Ebola» d’ALIMA et par l’inclusion des vainqueurs en tant que «gardes malades» s’occupant d’autres personnes infectées. Les partenaires qui gèrent les centres de traitement et de transit Ebola sont notamment: ALIMA, International Medical Corps et Medair entre autres.

Sous la direction de l'UNICEF, avec le soutien de partenaires internationaux, des milliers d'intervenants et d'associations congolais, issus des communautés touchées, s'engagent auprès des dirigeants communautaires et religieux, des médias et des vainqueurs d'Ebola pour apporter des connaissances essentielles sur les symptômes, la prévention et la décontamination des ménages et sur les communautés à risque. Les enfants sont parmi les plus
vulnérables parmi les communautés car non seulement ils risquent de contracter le virus, mais ils sont également affectés s'ils perdent leurs parents ou si les écoles sont fermées. Save the Children et d'autres organisations sensibilisent les enfants à la prévention sur le virus Ebola par le biais de campagnes de sensibilisation adaptées aux enfants dans les écoles et les groupes de jeunes. Une part importante de ce travail consiste à écouter et à répondre à leurs préoccupations pressantes, en particulier dans les zones où Ebola n’est souvent pas perçu comme étant une priorité.

«Lorsque les vainqueurs disent aux communautés qu’ils sont en vie aujourd’hui parce qu’ils ont été pris en charge à temps, les gens les croient et recherchent l'aide dont ils ont besoin plus tôt. Les survivants sont devenus un élément crucial pour gagner la confiance de la communauté et l'acceptation nécessaire pour vaincre cette épidémie », a déclaré Edouard Beigbeder, représentant de l'UNICEF en RDC. «En même temps, après avoir connu la maladie, ils peuvent offrir aux patients et aux membres de leur famille un niveau de soutien et de compassion particulièrement significatif.»

Dans le cadre de la réponse d'urgence, le Programme Alimentaire Mondial fournit de la nourriture aux survivants d'Ebola et aux personnes potentiellement porteuses du virus. Ainsi, ils n'ont pas à quitter leur foyer pour acheter de la nourriture et peuvent donc facilement être surveillés s'ils développent des symptômes. Le PAM fournit également des services logistiques essentiels et un appui opérationnel aux partenaires des équipes d’intervention médicale, ce qui permet aux intervenants d’atteindre rapidement les zones d’épidémie nouvelles ou éloignées. Dans un pays qui subit la deuxième plus grave crise alimentaire après le Yémen, ce soutien est essentiel.

«C’est évidemment une fête lorsque des patients guéris rentrent chez eux après avoir survécu à Ebola; ils se sentent renaître. Je ne saurais comment décrire leur gratitude envers cette aide, d’autant plus lorsqu’ils apprennent que l’aide alimentaire les accompagnera un an pour se remettre sur pied », a déclaré Susana Rico, coordinatrice des interventions d’urgence du PAM à Goma. «Cette célébration doit également nous motiver à poursuivre la lutte contre le virus Ebola et à  sauver de nombreuses autres vies en encourageant les communautés à alerter sur les cas potentiels pour qu'elles puissent se faire soigner à temps. Ce sont nos priorités. "

- FIN -

* Pour des interviews et des informations complémentaires, veuillez contacter:


Gaëlle Sundelin / Vincenzo Pugliese, EERC/Public Information Officers
gaelle.sundelin@un.org /pugliesev@un.org
+243 997 068 658 / +243 997 068 784

Margaret Harris, WHO/Communications Officer
harrism@who.int
+ 243 846 902 970
+ 41 79 290 66 88

Helen Vesperini, WFP/Kinshasa
helen.vesperini@wfp.org
+243 821 223 325

 

Gerald Bourke, WFP/Johannesburg
Gerald.bourke@wfp.org
+27 82 908 1417

 

Brittany Heyer, Save theChildren/Information& Communications Coordinator
Brittany.heyer@savethechildren.org
+243 082 830 0612

Jean-Jacques Simon, UNICEF/Head of Communications
jsimon@unicef.org
+243 826 541 004


* Lien vers les photos (crédit: UNEERO / Martine Perret):
https://www.dropbox.com/sh/5libr2o6hln5xmk/AAB16OTX34JY4y5wsFR4FJ3ca?dl=0
* Lien vers les videos WFP :
https://spaces.hightail.com/receive/BG5OaeyOTS 

 

A lire aussi: SANTE: Beni : Une autopsie de la résistance de la Maladie à Virus Ebola au Nord Kivu

Beni et Butembo : Une légère diminution de cas d'Ebola dans la région de Beni et Butembo

Partager sur watsapp

Beni : Une autopsie de la résistance de la Maladie à Virus Ebola au Nord Kivu

« Quid Ebola entre la survie et  l’éradication ? »
Déjà onze mois  depuis que la maladie d’Ebola est  déclarée en  territoire de Beni avant de se propager dans plusieurs localités du grand Nord-Kivu  et une partie de l’Ituri pour un cas isolé à Goma Chef-lieu du Nord Kivu. Il y –t-il un lien entre la survie et l’éradication  cette maladie ? Certains failles causerait la résistance de cette dernière notamment une communication opaque, la corruption, le clientélisme   laisse une confusion dans la riposte d’Ebola ; L’insécurité et la politisation de la maladie, mais aussi une forte densité de la population en mouvement pour les activités commerciaux et agropastorales.

Une résistance contre la riposte de la maladie à virus Ebola est perceptible à Beni, Butembo et ses environs. C’est depuis la déclaration d’Ebola par le ministère de la santé. L’insécurité et la politisation de cette maladie est parmi   grand facteur de la prestance d’Ebola dans la Région. Notons que la période électorale, certains politiciens ont manipulé la population par des messages haineux contre leurs adversaires politique aussi sur  l’implication de l’OMS par un financement à la  hauteur de plusieurs million de dollars. Notons également cette maladie s’est déclarée dans une zone ou l’insécurité politisée est signalée. A cela s’ajoute une faible communication qui laisse planer l’intoxication via les réseaux sociaux. Ce qui ajoute bien d’autres maux rongent le bon fonctionnement de la riposte notamment.
Ce climat d’insécurité ne facilite pas aussi la tâche des prestataires dans la lutte contre cette maladie devenue une urgence de santé  Internationale. Mais aussi  une injustice sociale qui ne dit pas son nom face à un taux de chômage élevé d’une jeunesse intellectuelle qui est jaloux de la présence d’un personnel étranger de la zone de Beni et Butembo.
Les responsabilités sont partagées : Au départ une faiblesse  dans la stratégie de communication à l’interne entre les agents engagé dans la riposte ensuite le critère de sélection de sensibilisateurs, ces derniers n’ayant pas une formation adéquate sur la sociologie de la région ce qui fait que certain manquent quoi dire aux populations cible déjà  intoxique  par des politiciens au départ sur la maladie à virus Ebola. 
Les grands ennemis de la riposte contre Ebola sont de critères d’embauche et  des partenaires dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. C’est entre autre :   le népotisme, favoritisme, le copinage entre les organisations, corruption, concussion et opérations retour. Par exemple le cas de location de véhicule et d’autres projets de sensibilisation où certain partenaire signe de sommes supérieur à la somme reçu.
Ainsi dit, la politisation et l’intoxication au sujet  du virus à Ebola  devant  une communication fermée  et faible a suscité plusieurs questions c’est pourquoi   la rumeur a dominé la communication via les réseaux sociaux.  La communication à laisser le temps à la rumeur chacun communique selon qu’il comprend,  l’exemple du concept enterrements digne et sécurise, les visites au malade… Ici on devait tenir compte de l’aspect culturel et sociologique de la zone.  
La communication de la riposte  s’est focalisé dans institutionnelle en  ignorent de citoyens ordinaires qui sont exposées à la maladie à virus Ebola. Il  devrait plutôt multiplier la communication de masse sur cette maladie par exemple sur le temps que prennent les analyses au  laboratoire  avant  les résultats.  Pour que  la population s’approprie de la riposte contre le virus Ebola. 
Aujourd’hui Ebola refait surface à Beni, Bunia et Goma,  suite au mouvement de la population  avec une forte densité, cette mauvaise communication qui laisse planer le doute.
il y a aussi une mauvaise sélection des agents et leur mode de traitement par rapport aux personnels locaux  qui deviennent  démotives.  La mauvaise conduite de personnes guéris qui sont engagés dans la riposte et  qui se livrerait   à la débauche sexuelle, ceci est aussi un facteur qui  faciliterait cette résistance d’EBILA, même dans des zones où la propagation était déjà stabilisée.  Selon nos source : dit-on qu’un homme guéri, le microbe d’Ebola reste dans son sperme pendant plusieurs mois !
Egalement l’ignorance dans certains  églises où des pasteurs se proclament guérir des malades d’Ebola par la domination  de mains dans leurs chambres de prière, un mauvais usage de réseaux sociaux qui véhicule de rumeurs et certains charlatans de la médecine traditionnelle qui vante  soigner toute les maladies.
Ebola existe, seul la prise de conscience et la compréhension de tous dans la sensibilisation, l’observation  des règles d’hygiène va aider à éradiquer cette maladie qui continue à tuer dont on enregistre à ces jours  plus  1600 personnes.
Musondolya Kasereka.

Partager sur watsapp

CONTACTS