LA RUMBA CONGOLAISE

La musique congolaise dépourvue de message éducatif réduit son indépendance culturelle

La musique est l'art de combiner un Sonore agréable à l'oreille, hélas à ce jour en République Démocratique du Congo en dépit de son rythme cadencé et de la danse saccadée, la musique congolaise est en train de baisser en termes de message utilisé par des artistes congolais dans leurs chansons. Cette baisse de discours édifiant et éducative pouvant transformer la vie d'un peuple vers un changement ou une certaine indépendance de la culture congolaise s'évanouissent au fur et à mesure que certain grand leader de la rumba congolaise sont en train de s'éteindre,  le dernier cas est celle de Simaro Masiya pour ne citer que ceux-là.

De mélomane et amoureux de la musique congolaise déplore cette baisse de mœurs alimentées dans la musique congolaise par certain artistes.
Depuis une dizaine d'années, des artistes musiciens congolais ont adopté des discours et messages vraiment léger qui gênent les mœurs dans la culture congolaise : « Pendant que l'on cherche à insérer la Rumba congolaise, parmi le patrimoine national et mondial de l'UNESCO, certains de nos artistes me dégoûte particulièrement malgré un bon son rythmé et un arsenal d'instrument, le message produit dans plusieurs chansons vraiment superficielles. On a honte de suivre certaines chansons à côté de ses parents ou ses enfants », Regrette Michael Kyambikwa.

La musique congolaise est en train de s'appauvrir en termes de discours pendant qu'il y a peu,  elle était au top en Afrique, certaines personnes ont appris le Lingala l’une de quatre langues de la Rd Congo   grâce  aux  chansons congolaises.
 De nos jours après les morts successives de grands baobabs de la musique congolaise la courbe penche au bas de la moyenne par rapport au thème et message : « que deviendrais le sort de la musique congolaise qui cherche à devenir un patrimoine national et mondial de l'UNESCO avec ce rythme et message qui se transforme tout chaque jour qui passe », martèle Claude Matala mélomane de l'orchestre TP OK JAZZ de Luambo.
 

Certains observateurs avertis craignent que la plume de la composition de la musique congolaise s'appauvrisse davantage malgré l'émergence de certain musicien sur l'échiquier nationale et internationale.
A cet effet des artistes musiciens congolais sont interpellés de se réveiller afin de produire de travaux solides pour la fierté de ceux qui les avaient précédés dans la carrière musicale surtout de garder l'originalité de la musique congolais qui est en train d'être supplanté par la musique étrangère puisque les artistes musiciens congolais copie le rythme des autres sans tenir compte de l'aspect originalité de la musique congolaise pour qu'elle mérite son succès comme patrimoine mondial de l'UNESCO. Alain Wandimoyi

 

 

 

 

 


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La rumba supplantée par la musique est-africaine

 

(Syfia Grands Lacs/Rd Congo) Las de la rumba, jugée monotone et légère, les habitants de Goma se ruent sur la musique venue d’Afrique de l’Est, plus calme et éducative, plus proche d’eux culturellement.

Dans le centre de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, à l’est de la Rd Congo, de gros baffles en devanture des magasins de disques passent à longueur de journée des morceaux de musique est-africaine. Des badauds s’agglutinent devant le petit écran d’une boutique, le regard happé par un clip de musique tanzanienne. Qu’un morceau de ce style passe dans une boîte de nuit de Goma et la piste de danse est pleine à craquer.
La musique venue d’Afrique de l’Est est arrivée dans la région depuis quelques années pour finir par s’imposer, par sa douce cadence, proche du zouk et du tempérament des gens de l’Est de la RDC. Les gomatraciens ne se reconnaissent plus dans les danses et l’attitude sur scène des artistes de rumba congolaise. "Certains ont des accoutrements bizarres et immoraux. Ce n’est pas bon pour l’éducation de nos enfants", regrette Raphaël Byemba, un mélomane adepte de la rumba congolaise. "Le public se plaint des polémiques qu’ils lancent dans leurs chansons", ajoute une commerçante de Goma, faisant allusion aux morceaux qui font l’apologie des politiciens et des hommes d’affaires.
Les thèmes abordés par la musique est-africaine, tels le sida, le mariage ou le travail, viennent combler les attentes d’un public déçu par la légèreté des messages véhiculés par les artistes de leur pays  dont le rythme saccadé, parfois agressif et exécuté par de nombreux instruments, a pris le pas sur le message éducatif. Les anciens succès étaient remplis de savoir vivre, abordant l’éducation, le respect de la femme et des anciens. "Nos chansons sont aujourd’hui focalisées sur l’amour. Elles sont trop longues et atteignent parfois jusqu’à 13 minutes. La notion de fond nous échappe et nous restons focalisés sur la forme", analyse Mac El Sambo, dans un élan d’autocritique. "Nos musiciens sont devenus monotones", déplore Raphaël Byemba.Le fait que la musique est-africaine, tanzanienne, ougandaise, kenyane, soit chantée en swahili, première langue parlée à l’Est de la RDC, finit de ravir sa place à la musique venue de Kinshasa, chantée en lingala, la langue parlée à l’Ouest. "Le lingala qu’utilisent les musiciens congolais est presque méconnu à l’Est", explique Mac El Sambo, un musicien de Goma.

Rumba délaissée
À Goma, depuis près de trois ans et l’arrivée de cette  musique qui plaît tant, les magasins de musique qui poussent comme des champignons font le plein de ces airs importés"Les gens n’achètent plus beaucoup de rumba actuellement et nous ne réapprovisionnons plus nos stocks dans ce sens car nous n’arrivons plus à les écouler…", explique une commerçante de Goma, se réjouissant cependant de l’essor des musiques des pays voisins qui lui a permis de relancer ses affaires.
Certains artistes locaux tentent d’adapter leur musique aux attentes de la population. "Je joue ‘ma rumba’ en solo et en swahili, pour essayer de redorer l’image de la rumba congolaise", déclare Tosh Mambu, un musicien. D’autres se lancent carrément dans la musique est-africaine : "Je préfère chanter des morceaux qui plaisent", ironiseun musicien local. Cependant, les nombreux groupes locaux qui s’étaient formés pour reprendre les tubes produits à Kinshasa disparaissent l’un après l’autre, et se plaignent du peu d’appui qu’ils reçoivent de la part des groupes et des stars de la capitale  qu’ils aident pourtant à promouvoir. "Les musiciens de la capitale ne regardent pas à l’Est lorsqu’ils recrutent pour leur groupe", se plaint Tosh Mambu. Née dans les années 50 et première musique africaine à s’être imposée dans le monde entier, la rumba congolaise est en train d’être supplantée. "Nous devons évoluer. La rumba à vieilli, laissons place à d’autres genres", indique lucide, Magloire Paluku, musicien compositeur. À Goma, hormis les week-ends où les rythmes chauds et déhanchements assurés attirent encore quelques anciens fans, la musique de l’ouest n’a plus la cote.

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