Pinga: Guidon, NDC Rénové

Walikale:Crie de cœur des communautés face au mandat lancé contre Guidon surnommé le Moïse…

Deux principales communautés et la société Civile de Walikale viennent de briser le silence, ils manifestent le cri de cœur contre le mandat d'arrêt lancé contre le chef du mouvement d'autodéfense locale qui a fait face de Rebelle Rwandais des FDLR qui ont pillés, violés et tués des populations congolaises depuis plusieurs années. Dans un communiqué signé par ces dernières, ils demandent l'annulation de mandat d'arrêt lancé par l'auditorat militaire contre SHIMWERAY MWISA Guidon. Quelle est la motivation de cette Communauté ? Leurs démarches va-t-elle aboutir ?


Dans Le communiqué de presse, c'est la réaction des communautés de Walikale, face aux différents mandats d'arrêts lancés contre les enfants de Walikale responsable des groupes locaux d'autodéfense dans leur cher territoire : « C'est pour nous l'occasion de fixer à l'opinion tant nationale qu'internationale qu'il n'y a jamais eu des groupes armés moins encore des rebellions qui sont nées ou organisés dans Walikale. Si Walikale a toujours résisté contre toutes les menaces extérieures visant l'extermination de ses autochtones, c'est grâce au volontariat de ses vaillants fils qui n'acceptent jamais toute forme  de criminalités ou d'occupations sur la terre de leurs ancêtres », C'est à ce terme qu'ils ont introduit le communique depuis le 09- juillet-2019. Le dit communiqué est signé conjointement par les deux principaux notamment le Bunakima et le Bakano, mais également la société civile de Walikale.

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Ils ont signalé à cet effet, les agressions, le pillage de ses ressources naturelles, la discrimination de ses filles et fils dans la gestion de la chose publique sur tout le niveau, Aujourd'hui ses fils libérateurs deviennent la cible d'une bourgeoisie qui ne vise qu'à bâtir un supermarché d'effets militaires, c'est-à-dire les mandats d'arrêt contre d'abord NTABO NTABERU SHEKA qui est en détention dont son procès est en cours d'instruction et le lancement du mandat d'arrêt contre SHIMIRAYI MWISA Guidon. Ces communautés considèrent cette démarche comme de scénario pour pérenniser le marché et la circulation des armes et uniformes militaire au profit de ceux qui gèrent le service de sécurité en République Démocratique du Congo, y compris l'auditorat militaire.
Coup dur pour Walikale.
Ces derniers considèrent les mesure prise par la justice militaire est un coup dur pour les communautés de Walikale qui avait réussi à sensibiliser ses fils à répondre à l'appel du chef de l'état, pour eux cette démarche vient de remettre en cause tous les efforts fournis par eux dans la recherche de la paix.

Ils ont énuméré plusieurs effets de sensibilisation des notables de Walikale à travers des redditions de plusieurs Maϊ Maϊ dans plusieurs localités comme le RAIA-MUTOMBOKI, le KIFUAFUA pour ne citer que ceux-là.
Deux poids et deux mesures
Signalons également que le NDC-rénové est un groupe d'autodéfense actif dans la région qui a fait preuve, selon eux d'un comportement civique, pour avoir renoncé à tout accrochage avec les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, ce qui n'est pas le cas pour d'autres en occurrence Le APCLS un allié privilégié des FDLR. Le fait d'assurer au quotidien la circulation libre des personnes et de leurs biens dans les zones sous son autorité.


Par ailleurs, ils dénoncent des crimes contre l'humanité commise aux autochtones du territoire de Walikale par le groupe APCLS de janvier KALAHIRE et les groupes armés étrangers dont les FDLR et les alliés du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RDC) mouvement politico-militaire qui a contrôlé avec le soutien du Rwanda, une majeure partie de l'Est de la République Démocratique du Congo. Ils appellent la justice militaire congolaise et la justice internationale de se saisir tout d'abord de ces cas qui ont été rapportés par les ONG internationales et nationales.


 Pendant ce temps, il y a de quoi à s'interroger sur l'aboutissement de cette démarche des communautés de Walikale. Sur le terrain à Pinga par exemple où le mouvement d'auto-défense NDUMA DEFENSE OF CONGO RENOVE dirigé par SHIMWERAY MWISA Guidon et adulé par les habitants les considèrent de Moïse le sauveur de l'occupation d'agression des FDLR depuis plusieurs années.


Alain Wandimoyi

 
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Pinga:« Le NDC rénové déterminé dans la lutte contre les FDLR malgré ses détracteurs »

Le 03- juillet -2019, le chef de Nduma defense of Congo Rénové s'est adressé à la population de trois localités de Pinga notamment; NKasa, Bushimoo et Katanga. Gudon Shimirayi Musa est déterminé à continuer sa lutte contre le FDLR en dépit du mandat d'arrêt lancé contre lui par l'auditorat militaire Garnison du Nord-Kivu. Il a indiqué qu'il ne vise pas le renversement du Gouvernement, mais plutôt poursuivre les différents groupes rebelles étrangers dans la région.


Dans la matinée du 03-juillet 2019, devant une foule de la population de Pinga est venue des localités de Nkasa , Bushimoo et Katanga, le chef du groupe armé Nduma Defense of Congo auto proclamée Général depuis 2015, Gudon SHIMIRAYI MUSA a remercié ses administrés pour avoir répondu massivement à son appel : « C'est grâce à vous que nous arrivons à mener la lutte contre nos ennemies. C'est une mission que vous nous avez confiée et que nous sommes en train d'accomplir », a-t-il indiqué. Face au mandat d'arrêt que l'auditorat militaire avait lancé contre lui, le chef de guerre a dit qu'il n'a aucun rapport à donner ni au Gouvernement Congolais ni à la communauté internationale parce qu'il est un révolutionnaire. Seule la population de Pinga qu'il protège peut lui demander de compte a-t-il renchéri.

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Il a indiqué qu'il travaille au profit de la population congolaise tout entière et particulièrement celle de la province du Nord Kivu est proie de l'insécurité par les Rwandais de FDLR.
A l'occasion, il a dénoncé la manipulation politicienne des certains congolais véreux et complices de FDLR est devenu un business. Des compatriotes qui rédigent des rapports pour nuire et saper la réputation de son mouvement NDC Rénove qui combat les ennemies de notre pays. Ces détracteurs regrettent que la paix soit rétablie par les fils du terroir au sein du NDC-R, voilà pourquoi ils exagèrent avec des faux rapports et déclarations médiatiques à travers les réseaux sociaux.

Dans son adresse, Gudon a rejeté en bloc toutes les accusations portées contre lui, c'est notamment: les crimes de guerre, l'enrôlement des enfants et les violences sexuelles. C'est à ce titre qu'il a rappelé l'opinion que ses soldats sont respectueux de droit humanitaire international (DIH). Cela se justifie par le fait qu'il avait remis aux FARDC en juin dernier des capturés pendant le combat entre son groupe et de rebelles Ougandais et Burundais alliés des FDLR à Luvungi (Walikale)

Du mandat d'arrêt au soutien populaire
Face aux allégations des violes ; les femmes de Pinga haussent le ton et regrettent que leurs réputations soient mises en jeu : « Nous sommes considérées comme de femmes souillées et stigmatisées par ses fausses accusations de viol contre toutes les femmes de Pinga», regrette une femme. C'est pourquoi la population de Pinga voulait organiser une manifestation de colère contre certaines ONGs et notables soupçonnés dans la manipulation et divulgation des fausses informations pour justifier leurs structures sur base des accusations mensongères. Guidon au contraire appelle cette population au calme et souhaite qu'une enquête indépendante soit diligentée pour que la vérité soit établie.

Malgré l'apaisement et l'appel au calme des voix s'élèvent toujours :  « Pendant que l'on était en détresse par les exactions des FDLR ici à Pinga il n'y avait ni enquête ni un rapport contre eux, maintenant que notre Moïse vient nous sortir de cette situation, voilà des mandats qui viennent d'où », S'interroge une femme contrée sur le chemin de retour de son champ. « C'est un montage, on est en paix ici, jadis pendant l'occupation des FDLR, c'était très grave, pour aller au champ il fallait être escorté… Et si par malheur il arrivait que l'on arrête Gudon comme ses détracteurs le souhaitent, nous allons tous quitter ce village, car je ne vois personne pour nous sécuriser contre ces FDLR que le NDC-Rénové a chassé », déplore une autre femme.


Un contexte sécuritaire très complexe
Vous retiendrez en passant que le NDC rénové possède plus d'élément combattant que les FARDC. Certains observateurs s'interrogent sur le processus de traque des Fdlr : « je suis navré de vivre cette réalité les positions FARDC souffre de l'insuffisance des soldats si je ne me trompe pas, ici à Pinga nous n'avons qu'une vingtaine d'éléments FARDC et qui sont aussi sécurisés par les Nduma. Dégarnir le NDC Rénové de son leader c'est sacrifié la population de Pinga, mais tout se paye ici-bas. », Souligne un acteur de la société civile de Pinga. Dans ce contexte la population de Pinga place encore sa confiance en la personne de Gidon qui a joué un rôle héroïque de chasser les FDLR dans la contrée.

Lors d'une interview accordée à la cruche Hebdo, notre interlocuteur a été clair au sujet de son approvisionnement en armes et munitions : « nous nous procurons des armes lors des batailles avec les FDLR et leurs alliés nationaux notamment les Nyatura et les autres groupes armés » Par la même occasion il a dressé un état de lieux de son mouvement depuis son existence : « Nous avons capturé plusieurs combattants FDLR, parmi eux des Ougandais et des Burundais. » Poursuit-il.


En rapport avec des informations qui circulent sur les réseaux sociaux faisant état d'une complicité de l'ex-président de la République Joseph KABILA, Gudon SHIMWERAYI a nié toute relation avec lui : « Je ne connais pas sa maison, je n'ai pas de ses contacts, comment moi qui vis ici à Pinga puis-je arriver à Kinshasa? Tout ceci sont des colportages de fausses informations », Réplique-t-il, il est révolutionnaire dans son combat contre les FDLR, son objectif n'est pas de renverser le président démocratiquement élu à Kinshasa, mais plutôt faire la guerre contre les forces étrangères qui sévissent dans cette partie du pays. Il demande à cet effet à la communauté internationale et nationale d'organiser un dialogue avec le NDC Rénové afin de comprendre les raisons de son soulèvement.
Toutefois, il a affirmé que son mouvement est ouvert à tout dialogue avec le gouvernement congolais si et seulement si ce dernier va devoir sécuriser la population longtemps oubliée sous le joug de FADLR depuis 1994 : « Nous sommes prêts à nous rendre sous le drapeau si le président de la République nous demande de le faire, mais à condition qu'il nous rassure s'il va s'occuper de ces FDLR qui pillent et tuent nos compatriotes », a- t-il conclut.


Alain Wandimoyi

 

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