La réddition des combattantS UPLC

Quand des groupes armés s'apprêtent de quitter les forêts au Sud Kivu

Des armes et munitions récuperées par les FARDC lors d'une reddition des groupes armés

Après la retraite de Murhesa certain groupe armés actif au sud Kivu sont prêts à déposer les armes, mais posent quelques préalables. La 33ème Région militaire est prête à soutenir et à collaborer avec toute personne qui contribuera à ramener la paix à L'EST de la RDC   en respectant les lois congolaises. Les organisateurs et observateurs souhaitent que l'acte d'engament signé soit appliqué et respecté.
Du 18 au 21 décembre 2019  à Murhesa, à une vingtaine de kilomètre de Bukavu était tenue une retraite de 32 représentants des groupes armés actif dans la province du Sud Kivu. Préparée et organisée par Search for  Common Ground sous la houlette de la commission interprovinciale d'appui aux processus de sensibilisation désarment et réintégration communautaire CIAPDDRC en sigle.p>le général Akili Mundos dans son entretien

Ces groupes armés actifs au Sud Kivu sont engagés à cesser les hostilités en posant quelques préalables au gouvernement notamment : La libération de leurs prisonniers dans différentes prisons en RDC, Pas des sanctions ni accusation sur des crimes de droit commun pour tous les membres des groupes armés. Ils ont aussi demandé le lancement des opérations conjointes FARDC groupes armés pour traquer d'autres groupes armés étrangers présent sur au Congo. Estimant que la présence de ces derniers serait l'une des causes de leurs existences. Lors de la cérémonie de clôture de ces échanges, le Général Major Akili Muhindo commandant région de la 33ème Région Militaire a déclaré : « Je suis prêt à soutenir et à collaborer avec tout celui qui contribuera à ramener la paix à l'est de la RDC si seulement cette initiative respectent les lois de notre pays »,

Déposé vos armes En attendant la réponse des autorités politiques concernant les préalables posés par les groupes armés, le commandant de la 33ème Région Militaire a exhorté à ses interlocuteurs de cesser carrément les hostilités et remettre leurs armes aux FARDC qui ont la mission constitutionnelle de défendre l'intégrité du territoire national. « Nous devons prendre le plus bel élan, c'est depuis plus de deux décennies que l'instabilité règne à l'EST de notre pays », regretté l'un de participant. Nous nous croyons que la paix et la sécurité doivent se bâtir à la base et en répondant positivement à l'appel que nous avons toujours fait, celui de vous demander de déposer vos armes. Ajoute le Général Major Akili Muhindo Charles. C'est avec insistance que le patron de la 33ème Région Militaire a rappelé : « nous sommes unis par le même sort à savoir bâtir la paix et la sécurité, nous devons bâtir notre province en particulier et un pays plus beau qu'avant comme nous l'avons l'habitude de chanter dans notre hymne nationale»

le général Akili Mundos le commandant de la 33ème Région Militaire FARDC

Dans le calme et la sérénité
Pendant ces assises de Murhesa tout s'est passé dans le calme personne n'avait été inquiété en dépit de leurs appartenances dans les groupes armés qui créent la désolation aux paisibles populations, le commandant de la 33ème Région militaire rassures : « En venant participé à ces assises vous n'avez pas eu peur d'être arrêté, je crois que c'est parce que vous voulez la paix, cette paix à un prix,  mais la guerre à un coût. Cesser donc d'apporter toute forme d'appuis aux groupes armés étrangers qui ne visent que les intérêts de leurs pays d'origine »
Quant aux agitateurs et le tireur de ficelles, le Général Mundos a demandé à ses interlocuteurs de couper le lien avec ces tireurs des ficelles qui attisent le conflit au profit de leurs idéologies politiques. En félicitant la population de Kalehe et Walungu qui ont collaboré avec les FARDC et grâce à cette collaboration, il est temps aujourd'hui de mettre fin à plusieurs décennies de souffrance à la population. Il est temps de développer nos villes et villages, de redonner de la joie à nos populations. Que de groupes armes dépose les armes et cesse d'applaudir ceux qui développent leurs pays en pillant les richesses du Congo. Pour le général Major Akili Muhindo Charles : « vous êtes les acteurs privilégiés à partir de présentes assises, vous pouvez écrire une nouvelle page de l'histoire de notre pays »

les membres signataires pour deposer les armes

Sur les groupes armés actifs au Sud Kivu, seul trois n'ont pas répondu à l'invitation de Murhesa. Nous citons : Ngumino, Mushombe et Kashumbe.
En dépit de leurs absences les autres ont signé l'acte d'engagement que les observateurs et participants souhaitent que l'engagement signé à Murhesa par 32 groupes armé soit appliqué et respecté par tous.
Capitaine Dieudonné Kasereka porte-parole Sokola Sud      



La Cruche Hebdo

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Un diagnostic sécuritaire selon Général major Charles Akili Mundos

C’est depuis deux décennies que la république démocratique du Congo est en proie à l’insécurité qui n’intéresse plus personne. Les prises d’otages, les assassinats au quotidien par les ADFNALU ou les LRA et des FDLR. Des médias locaux au service des politiciens soutiennent que cette violence est entretenue au sommet de l’Etat. Les images choquantes des boucheries humaines des congolais sont échangées à travers les réseaux sociaux pour rependre la terreur n’émeuvent personne.

C’est du déjà vu et du déjà entendu. Mais pour peu qu’il y ait la moindre bavure policière dans une manifestation politique dans la ville, « les mouvements de la société civile, dits citoyens »  se mettent en effervescence pour exiger une enquête internationale.
Mais un Tribunal pénal international exigé à cors et à cris pour juger les crimes commis en RDC se noie chaque jour sous une montagne de diplômes honoris causa décernés à ceux qui essaient d’élever le ton contre les violences gratuites menées en RDC depuis plus de deux décennies pour les faire taire.

ADevant la passivité et la sourde oreille des institutions internationales sur le malheur du Congo, ils ne restent plus qu’à se tirer la balle dans la tempe en accusant les forces de sécurité pour les démotiver et amener la population à son tour à s’en méfier. C’est l’une des causes pour justifier la résurgence de l’insécurité partout au pays et la prolifération des groupes armés à l’est de la république démocratique du Congo qui tournent leurs glaives contre leurs propres frères congolais.
Après la défection des rebellions créées sur les cendres de l’AFDL, le cas de Beni nous laisse perplexe. Beaucoup d’analystes et chercheurs ont diagnostiqué les vraies causes de cette instabilité ; mais peu d’entre eux s’attardent sur une criminalisation plus ou moins injuste des forces congolaises de sécurité rendues responsables de l’insécurité en RDC.

Loin des champs de bataille, l’intoxication et l’usage des « fake news » est une arme redoutable de démoralisation des troupes engagées au combat et de la population qui a le devoir patriotique de soutenir son armée pour aboutir à la victoire. Malheureusement, les résultats positifs engrangés au prix de leurs vies sont constamment anéantis à cause d’une collaboration rendue difficile avec la population qu’elles sont venues libérer des mains des agresseurs.
Dans un entretien avec le Général Akili Muhindo Charles, commandant de la 33ème militaire, la question sécuritaire dans le Nord et le Sud-Kivu a été largement abordée. Selon lui, l’insécurité à l’Est de la RDC est accentuée d’une part par les groupes armés locaux qui s’allient aux terroristes étrangers contre la République. C’est ce qui arrive à Beni avec les ADF-NALU.
L’indiscipline militaire arrive en seconde position comme un facteur favorisant. « Il n’y a pas que cela comme problèmes qui ternissement l’image de l’armée dans sa mission de rétablissement de la paix et l’éradication totale de l’insécurité ; il manque une collaboration entre les populations civiles et son armée, une communication insuffisante compte tenu de l’intoxication dont elle est victime et de son caractère d’une grande muette d’une part et d’autre part si nos forces sont disciplinées rien  n’empêche que la population puisse se rapprocher d’elles. Car aucune armée du monde ne peut travailler efficacement si elle ne bénéficie pas de la collaboration de la population qu’elle a la mission de défendre à l’intérieur du territoire national contre les agressions extérieures », explique le Général Mundos.
Par contre, à Beni, l’armée nationale travaille dans un contexte d’hostilité avec la population à cause des mots d’ordre de leurs leaders politiques opposés à la vision du régime en place. Dans ce cas, l’armée ne peut qu’éprouver des difficultés à remplir efficacement sa mission. « Nous continuons à souligner que l’indiscipline de certaines brebis galeuses au sein de l’armée ouvre les vannes de l’intoxication de la population qui considère cette dernière comme leur bourreau.
Et de parler de son action à la tête de la 33ème Région militaire. « Depuis notre désignation au SudKivu en qualité de commandant de la 33ème Région militaire où se déroule l’opération Sokola identique à Sokola II du Nord-Kivu, nous avons pris l’engagement de rétablir la confiance entre les forces armées et la population en menant toutes les actions susceptibles d’éradiquer de l’indiscipline au sein des unités de la 33ème Région militaire.
Nous avons démantelé le camp des réfugiés rwandais de Walungu en stationnement depuis plusieurs années afin de rentrer chezeux. Nous avons poursuivi de mettre de la pression sur les Mai Mai et autres groupes armés locaux notamment dans le Sud.
Nous enregistrons un nombre important d’entre eux qui déposent leurs armes et qui se rendent aux forces armées en attendant un processus d’intégration qui sera en cours dans les jours qui suivent. Nous avons démoli les constructions anarchiques autour du camp miliaire afin d’éviter de s’en servir comme des planques pour le banditisme urbain.
Nous procédons à la suppression des barrières sur les routes et toutes formes de tracasserie et extorsions contre la population civile.
Nous interdisons le port des treillis sauf si on est en service. En ce qui concerne l’insécurité dans la plaine de la Ruzizi, nous avons constaté que les rebelles burundais viennent se réfugier dans les habitations des Congolais et il se déclenche des combats lorsque leurs frères viennent les chercher sur notre territoire.
Nous sommes sur la bonne voie d’éradiquer toute forme d’insécurité sur toute l’étendue de la province. J’insiste sur la collaboration entre les populations civiles avec son armée. C’est sous cette condition que nous allons éradiquer définitivement cette insécurité en dénonçant les personnes suspectes aux services de sécurités compétents. Nous devons toujours rappeler que l’armée, c’est la grande muette, elle est apolitique et donc très limitée dans sa manière de communiquer.
On ne communique pas dans l’armée comme on le fait pour un match de football où chacun doit choisir son camp... Il revient aux journalistes que vous êtes de communiquer avec responsabilité, d’amener la population à aimer ses forces de défense et de sécurité car le contraire travaille à la pérennité de l’insécurité.
Dans la province du Nord-Kivu, beaucoup de jeunes ont préféré s’enrôler dans les groupes armés locaux au lieu de se faire recruter dans l’armée nationale. C’est anormal. Ça complique l’équation sécuritaire parce que ce sont des fils du pays qui se retrouvent en affrontement contre l’armée de leur pays et toute collaboration avec la population locale est rendue impossible.
Les groupes armés étrangers comme les ADF et les FDLR ne peuvent pas exister sans la complicité de la population locale et que les groupes armés locaux survivent grâce à la collaboration qu’ils entretiennent avec les groupes armés étrangers contre les FARDC. Le général estime qu’une vision politique différente avec ceux qui gouvernent ne peut pas amener quelqu’un qui aime son pays à proférer un langage déplacé contre l’armée de son pays.
Il exhorte les politiciens à aimer les hommes en uniforme, à les soutenir dans leurs missions et à transcender leurs intérêts personnels au profit de la République.

Alain Wandimoyi & Levy Bashonga

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Fizi : FARDC ont déboulonné l'une des positions de maï maï Yakotumba

A Fizi, les FARDC ont détruit l'une des positions de maï maï Yakutumba. Pendant les  opérations sokola2 Sud Sud Kivu  que des militaires du secteur opérationnel sukola2 sud Sud-Kivu ont réussi à détruire le campement de maï maï Yakotumba et ses alliés. L’armé invite à cet effet la collaboration de population pour mieux le sécuriser 

Cette opération a commencé le mardi 11-juin-2019 dans la localité de KABEMBWE et se poursuit dans la forêt de NDOBO en  territoire de Fizi.   Grace la puissance de feu de forces armé de la République Démocratique du Congo, les maï maï sont en débandade laissant derrière eux quatre corps. Ces assaillants ont quand même réussi à se soustraire dans la nature avec six blessés.

Au cours de ces opérations un militaire de l'armée loyaliste FARDC a été blessé. A confirmé le porte-parole des opérations Sokola2. Dans leur cavale,  pendant ce temps, d’autres  maï maï du même groupe Yakotumba  infiltré à Misisi, ont  ouvert le feu sur une patrouille militaire dans cette  cité minière de Misisi dans la  nuit du mardi à mercredi 12-juin-2019.

« Les FARDC ont vite réagi, les ennemis de la paix ont jeté deux armes AKA 47, avant de prendre la poudre d'escampette ». À indiquer le capitaine Dieudonné Kasereka porte-parole du secteur opérationnel sukola2 sud Sud Kivu. Une armée est forte c'est lorsque la population civile conjugue une franche collaboration. C'est pour cette raison que le commandant secteur opérationnel sukola2 sud Sud Kivu Ai le général de brigade BANZA KABULO joseph demande à la population de rester Calme et de faire confiance aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo, mais aussi de se désolidariser des ennemis de la paix.

Cap Dieudonné Kasereka Porte-Parole opérationnel Sokola2 sud Sud-Kivu

Com.SOKOLA 2 SUD ,SUD KIVU

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