Mort du Journaliste Papy Mahamba à Luemba

 

Les assassins d’un journaliste à l’Est de la RDC doivent être retrouvés au plus vite

 

 

Le 4 Novembre 2019
Les assassins d’un journaliste à l’Est de la RDC doivent être retrouvés au plus vite
Journaliste en danger (JED) appelle à une mobilisation totale des forces de sécurité et des instances judiciaires locales pour retrouver au plus vite les assassins d’un journaliste à l’Est de la RD Congo.
Selon diverses sources locales contactées par JED, Papy Mahamba Mumbere, journaliste- animateur d’une émission en langue lingala, diffusée sur les ondes de la Radio Communautaire de Lwemba, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, a été attaqué et tué à son domicile, le samedi 2 novembre 2019 vers 20 heures, par un groupe d’hommes munis d’armes blanches, notamment des machettes et des couteaux.
Après avoir cassé la porte de la maison, ces assaillants ont proféré des sérieuses menaces de mort au journaliste avant de le poignarder au niveau du thorax et au ventre au point de faire sortir ses intestins. Voulant secourir son mari, sa femme a aussi été grièvement blessée à l’aide d’une machette. Le corps sans vie du journaliste a été ensuite trimballé dans la cours de son domicile. C’est alors que les assaillants ont incendié la maison.    

Selon le Directeur de la Radio, le journaliste venait d’animer une émission sur la maladie Ebola et était engagé depuis plusieurs mois dans une campagne de riposte contre cette épidémie qui a déjà fait plusieurs morts. Ses interventions médiatiques n’étaient pas bien accueillies par une partie de la population locale et les groupes armés qui se montrent de plus en plus hostiles aux opérations menées pour endiguer cette épidémie. 

Journaliste en danger (JED) est extrêmement choquée par ce nouveau meurtre d’un journaliste le jour même de la célébration de la Journée Mondiale de la lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes.
Dans son Rapport rendu public à cette occasion, JED appelait à des réformes urgentes et radicales pour renforcer la sécurité des journalistes, notamment la mise en place d’un mécanisme national de sécurité pour les journalistes, impliquant des points focaux dans diverses institutions de la justice et de sécurité.
Ce nouveau meurtre de journaliste porte à quinze, le nombre des professionnels des médias congolais tués au cours de deux dernières décennies.  
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République démocratique du Congo

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« Quid Ebola entre la survie et  l’éradication ? »
Déjà onze mois  depuis que la maladie d’Ebola est  déclarée en  territoire de Beni avant de se propager dans plusieurs localités du grand Nord-Kivu  et une partie de l’Ituri pour un cas isolé à Goma Chef-lieu du Nord Kivu. Il y –t-il un lien entre la survie et l’éradication  cette maladie ? Certains failles causerait la résistance de cette dernière notamment une communication opaque, la corruption, le clientélisme   laisse une confusion dans la riposte d’Ebola ; L’insécurité et la politisation de la maladie, mais aussi une forte densité de la population en mouvement pour les activités commerciaux et agropastorales.

Une résistance contre la riposte de la maladie à virus Ebola est perceptible à Beni, Butembo et ses environs. C’est depuis la déclaration d’Ebola par le ministère de la santé. L’insécurité et la politisation de cette maladie est parmi   grand facteur de la prestance d’Ebola dans la Région. Notons que la période électorale, certains politiciens ont manipulé la population par des messages haineux contre leurs adversaires politique aussi sur  l’implication de l’OMS par un financement à la  hauteur de plusieurs million de dollars. Notons également cette maladie s’est déclarée dans une zone ou l’insécurité politisée est signalée. A cela s’ajoute une faible communication qui laisse planer l’intoxication via les réseaux sociaux. Ce qui ajoute bien d’autres maux rongent le bon fonctionnement de la riposte notamment.
Ce climat d’insécurité ne facilite pas aussi la tâche des prestataires dans la lutte contre cette maladie devenue une urgence de santé  Internationale. Mais aussi  une injustice sociale qui ne dit pas son nom face à un taux de chômage élevé d’une jeunesse intellectuelle qui est jaloux de la présence d’un personnel étranger de la zone de Beni et Butembo.
Les responsabilités sont partagées : Au départ une faiblesse  dans la stratégie de communication à l’interne entre les agents engagé dans la riposte ensuite le critère de sélection de sensibilisateurs, ces derniers n’ayant pas une formation adéquate sur la sociologie de la région ce qui fait que certain manquent quoi dire aux populations cible déjà  intoxique  par des politiciens au départ sur la maladie à virus Ebola. 
Les grands ennemis de la riposte contre Ebola sont de critères d’embauche et  des partenaires dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. C’est entre autre :   le népotisme, favoritisme, le copinage entre les organisations, corruption, concussion et opérations retour. Par exemple le cas de location de véhicule et d’autres projets de sensibilisation où certain partenaire signe de sommes supérieur à la somme reçu.
Ainsi dit, la politisation et l’intoxication au sujet  du virus à Ebola  devant  une communication fermée  et faible a suscité plusieurs questions c’est pourquoi   la rumeur a dominé la communication via les réseaux sociaux.  La communication à laisser le temps à la rumeur chacun communique selon qu’il comprend,  l’exemple du concept enterrements digne et sécurise, les visites au malade… Ici on devait tenir compte de l’aspect culturel et sociologique de la zone.  
La communication de la riposte  s’est focalisé dans institutionnelle en  ignorent de citoyens ordinaires qui sont exposées à la maladie à virus Ebola. Il  devrait plutôt multiplier la communication de masse sur cette maladie par exemple sur le temps que prennent les analyses au  laboratoire  avant  les résultats.  Pour que  la population s’approprie de la riposte contre le virus Ebola. 
Aujourd’hui Ebola refait surface à Beni, Bunia et Goma,  suite au mouvement de la population  avec une forte densité, cette mauvaise communication qui laisse planer le doute.
il y a aussi une mauvaise sélection des agents et leur mode de traitement par rapport aux personnels locaux  qui deviennent  démotives.  La mauvaise conduite de personnes guéris qui sont engagés dans la riposte et  qui se livrerait   à la débauche sexuelle, ceci est aussi un facteur qui  faciliterait cette résistance d’EBILA, même dans des zones où la propagation était déjà stabilisée.  Selon nos source : dit-on qu’un homme guéri, le microbe d’Ebola reste dans son sperme pendant plusieurs mois !
Egalement l’ignorance dans certains  églises où des pasteurs se proclament guérir des malades d’Ebola par la domination  de mains dans leurs chambres de prière, un mauvais usage de réseaux sociaux qui véhicule de rumeurs et certains charlatans de la médecine traditionnelle qui vante  soigner toute les maladies.
Ebola existe, seul la prise de conscience et la compréhension de tous dans la sensibilisation, l’observation  des règles d’hygiène va aider à éradiquer cette maladie qui continue à tuer dont on enregistre à ces jours  plus  1600 personnes.
Musondolya Kasereka.

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