FECOPEILE, RDC-Journée nationale du Poisson

Une journée du poisson célébrée sous le joug de groupes armés sur le lac Édouard.

La journée du poisson a été célébré à Goma, à l’occasion, la Fédération des comités de pêcheurs individuels sur le lac Édouard à lancer un cri d’alarme pour demander aux autorités de sécuriser les pêcheurs contre les exactions des miliciens. En dépit de l’effort fournit par les FARDC et l’ICCN, certaines zones des côtes du lac restent encore squattée par des Maї-Maï qui pratiquent la pêche illicite, mais également raquettes et kidnappent des pêcheurs.  Pendant ce temps la production a baissé et l’importation s’impose.

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La 53ème Journée nationale du poisson célébrée à Goma en date du 24 juin par la Fédération des comités de pêcheurs individuels sur le lac Édouard (FECOPEILE) en collaboration avec les associations des vendeurs et vendeuses des poissons de la ville de Goma.  Cette journée festive a été caractérisée par l’adresse d’un cri de cœur et plaidoyer adressé aux autorités militaires sur l’état de lieu de la pêche sur le lac Édouard. Malgré le problème que traversent les pêcheurs, le secrétaire général de FECOPEILE a rappelé la contribution de la pêche dans le développement sanitaire dans le volet lutte contre la mal nutrition et la lutte contre la pauvreté et le chômage. Selon Josué Mukura qui s’est exprimé dans un point de presse regrette : « Au lieu de célébrer la journée, nos pêcheurs on est en train de se lamenter à cause de cette insécurité récurrente dans la partie sud-ouest du Lac Édouard ! Des Mai-Mai tuent les pêcheurs, ils torturent, ils menacent, ils tuent les éco gardes, les FARDC personne n’est épargné ». A déclaré Josué Kambasu Mukura secrétaire général de FECOPEILE. Il ne se passe pas une nuit sans que les équipes des pêcheurs ne soient attaquées, tuées ou kidnappées et leurs pirogues ravis.

La Fédération des comités de pêcheurs individuels sur le lac Édouard (FECOPILE), demande aux FARDC de neutraliser tous les Maї-Maї actifs au sud du territoire de Lubero. C’est dans une lettre ouverte datée du 18 juin dernier, que cette organisation de pêcheurs avait dénoncé des exactions dont sont victimes les pêcheurs et la population riveraine.  Dans cette même correspondance, le comité de pêcheur a localisé les secteurs où sont basés ces miliciens, où ils perçoivent illégalement des taxes hebdomadaires, chaque pêcheur est obligé de payer 10.000FC plus 1.000 FC.  C’est à  Chanika. Nous citons : Kakindo, Marestaurent, Muumu et Ndwali : « Nous sommes très inquiets, nous voyons que les Mai-Mai de Chanika-Kakindo sont devenus intouchables. Nous demandons aux gouvernement de faire de son mieux pour éradiquer ces groupes armés », souhaite Josué Kambasu Mukura
Du braconnage à la Carbonisation  
Des Maї-Maї se livrent au braconnage, à la carbonisation et à la pêche illicite ; ils tracassent la population et les pêcheurs sous l’œil impuissant des FARDC la FECOCPEILE alerte : « À Chanika il y a la force navale, il y aussi l’infanterie secteur opérationnel Sokola1 à Kasando, également il y a la MONUSCO. Nous voulons que les opérations militaires soient menées ». La pression humaine dans le parc, la carbonisation, le braconnage, la pêche illicite et la déforestation sur le bord du lac, sont là les maux qui pèsent sur la reproduction de poison.  A ce jours certains pêcheurs congolais ont déjà fui, d’autres par moment ils se retrouvent dans les eaux Ougandaises, certains sont tués et d’autres arrêtés. Face à cette menace l’état congolais est appelé à imposer sa puissance contre ces groupes armés qui insécurisent ces zones côtières du lac Édouard.
L’insécurité persiste l’importation s’impose
La persistance de l’insécurité a réduit la production de poisson sur le lac Édouard, le poisson devient rare dans la province du Nord Kivu, car les pêcheurs n’arrivent plus à faire une pêche abondante : « Le poisson était notre aliment de base, mais pour le moment trouvé de poisson ça devient un casse-tête nos enfants commence en souffrir de la mal nutrition », s’est confié un habitant riverain du lac Édouard à Kamandi. Ironie du sort, il s’observe avec étonnement,   partout sur le marché au Nord Kivu un afflux des poissons « Chinchard », même dans des zones côtières du lac Édouard !   Les  causes de cette rareté s’expliquerait  par 

le squattage des eaux du lac Édouard par de miliciens qui dérangent la quiétude de pêcheurs certains sont obligés de fuir et  d’autres  abandonnent  la pêche pour d’autres activités. Pendant ce temps les groupes armés qui exercent une pression sur le lac multiplient des pêcheries illicites : « Nous demandons aux Forces Armés de la République Démocratique du Congo de s’investir pour mettre ces miliciens hors d’état de nuire, car la partie congolaise du lac Édouard est capable de nourrir tout le Congo et exporter une grande quantité dans plusieurs pays africains », a signalé Josué Mukura
En dépit de ce tableau sombre les FARDC et les éco gardes de l’ICCN ont déjà libéré la partie le sud-est du lac Édouard, des pêcheurs de ce coins se frottent déjà les mains.

Lacruche Hebdo

 

 

 

 

 



Convention sur la gestion de la pêche et des pêcheries au Lac Édouard entre L'ICCN et la COPEVI

 

 

La récente convention sur la gestion de la pêche et des pêcheries au Lac Édouard entre L'ICCN et la COPEVI,objet d'analyse ce lundi à Goma par les acteurs de la société civile environnementale,les responsables des pecheries,les représentant des habitants de Vitshumbi, Nyakakoma et Kyavinyonge, les organisations des femmes. organisée par le Réseau pour la conservation et la réhabilitation des écosystèmes forestiers CREF, cette réunion s'est inscrit dans la dynamique d'appropriation du contenu de l'accord.

En effet, après la signature de la convention, certains acteurs ont été réticents dont les membres des communautés riveraines du parc, d'après eux l'accord ne tient pas compte de leurs intérêts.

Les communautés riveraines ont affirmé ne pas avoir été consultées par les membres coopérateurs de la COPEVI lors des discussions ayant aboutit à la convention. Ils veulent avoir des éclaircissements sur l'appropriation des numéros de pêche par L'ICCN et la COPEVI, le contrat de sous traitance, le paiement de redevance annuelle par les ménages des pêcheurs.
Mr Pascal Muko, directeur de la Copevi a pris le temps pour décortiquer les points chauds actuellement sujet à pression et débats au sein de la population. Il a indiqué que la convention a été effective à l'issue d'une concertation avec les parties prenantes au profit des communautés.
Les zones d'ombres ont fait objet des réflexions en carrefours.
Les acteurs ont proposés les actions devant amener l'appropriation de la convention et diminuer les tensions

. Cfr . TUVER WUNDI/Jonas BADERA

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