COVID-19

Quand la douane s'adapte à la crise du CORONAVIRUS-19…

Déjà plusieurs semaines depuis l'annonce de la pandémie de Coronavirus-19, Chaque jour, y règne un calme à la grande barrière et petite barrière, entre le Rwanda et la Rd Congo. Ce poste frontière, le principal qui sépare les villes de  Gisenyi au Rwanda et Goma  en Rd Congo  a changé de température depuis que le Covid-19   s'est invité dans la région. En dépit de certaines contraintes, ces deux pays échangent de produit vivriers et manufacturiers en période de quarantaine et confinement.

Marqué par le mouvement transfrontalier  très intense entre les deux villes, avec les longues files à longueur de journée, le hall de la douane est vide depuis la semaine  dernière. Les lumières sont restées le seul signe de la vie dans ce hall où jadis s'empressaient les personnes qui quittaient ou entraient au pays.
Les seules personnes qui traversent désormais sont celles qui convoient de véhicules cargo transportant des produits de première nécessité : « vivres frais du Rwanda dont les légumes, fruits, poissons, petit bétail, viande de bœuf et de porc et du côté congolais le sorgho et le Soja… », confirme Kisuba Brigitte Présidente de la plateforme de petits vendeurs transfrontaliers. 
A la grande barrière on peut aussi voir des camions citernes qui ramènent en République Démocratique du Congo les produits pétroliers et aussi de container qui ravitaille la ville en produit manufacturé.
Les agents de différents services à la douane qui travaillent en service minimum œuvrent également à la sortie des marchandises contrôle et enregistrent les entré comme les sorties. Le tout, dans le respect des règles d'hygiène telle que défini par les autorités du Congo et Rwandaise tout ceci pour lutter contre la propagation du covid-19. 
Dispositif d'Ebola pour COVID-19
Dans cette région touchée par l'épidémie de la maladie a virus  Ebola, certains gestes barrières sont devenues tellement familiers qu'à la douane agents et demandeurs des services s'exécutent sans se faire prier : « Nous ne sommes pas encore sortis de l'épidémie d'Ebola,  voilà Coronavirus qui nous frappe de dos, nous allons poursuivre les mêmes mesures,  le prélèvement de la température, le lavage de mains ne pas se serrer la main etc… », confie un agent de la douane.

Direction a présent à la petite barrière. Couloir principal du commerce transfrontalier,  ce poste frontière était empruntée par des milliers de petits commerçants ainsi que des travailleurs journaliers chaque jour en temps normal. Mais pendant cette période de crise du  Covid-19, c'est un calme assourdissant qui raisonne à cet endroit.
Le changeur de monnaie qui prennent depuis des années chaque matin la trajectoire de leurs domiciles jusqu'à la petite barrière et le soir la trajectoire inverse sont coincés dans ce schéma comme les aiguilles d’une montre .  Ne sachant pas se tracer un nouveau chemin, ils viennent chaque matin et observent, nostalgiques, ce calme qu'ils ressentent non plus avec leurs oreilles, mais plutôt à travers leurs poches, désormais vides des recettes.
Ici aussi, les affiches de sensibilisation bien présentes ainsi que le dispositif du lavage des mains installées depuis la période d’Ebola  vous accueille. Pas besoin de sensibilisation pour respecter dans la mesure du possible les gestes barrières : « Nous avons compris que pour ramener la situation à la normale, nous devons arrêter la propagation du Covid-19. Nous sensibilisons ici et nous ne tolérons pas ceux qui prennent cette menace à la légère,  car c'est avec impatience que nous attendons la réouverture de la frontière » nous ont confié certains agents trouvés sur place.
Devant un fait accompli !
Une réouverture aussi attendue par les petits commerçants qui expliquent que depuis que les produits vivriers passent par la grande barrière, ils ont du mal à réaliser un bénéfice, minime soit – il.  Motif : « des frais de douane très élevés. Seuls les grands commerçants feraient de bonnes affaires,  mais les petits sont en train de fermer boutique. Ce qui affecte négativement la survie de leurs ménages », expliquent – il .
Des vivres convoyé avec des réquisitions tarifaires, aucune discussion de prix et quelquefois l'envoi de vivres frais en quantité sans tenir compte de la qualité, telle est les premières contraintes en ce moment où toutes les frontières sont fermées : « nos voisins nous imposent le prix, ils nous envoient une grande quantité de légumes sans tenir compte de la qualité. Nous sommes contraint d'accepter , car nous n'avons pas la possibilité de franchir la frontière », regrette  Manyumba une vendeuse transfrontalière . Que de gens acceptent de respecter les mesures pour stopper la propagation de COVID-19, afin que toutes redeviennes à la normale conclut-elle.

La Cruche Hebdo   

 

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Quand des Cas de COVID-19 sont Signalés, implique la suspension du trafic !

La mesure des gouvernements provinciaux du Nord-Kivu et Sud Kivu suspendant tout trafic lacustre entre les deux villes  Goma et Bukavu. A Goma, cette mesure est entrée dans sa phase d’exécution depuis le mercredi 1er avril.
Seuls les bateaux cargos pourraient naviguer, les nuits, entre les deux villes. Tout ceci résulte de la confirmation des cas de CORONAVIRUS-19 aux chefs lieu du Nord-Kivu et au Sud-Kivu. La peur et la déception hante les cœurs des habitants de ce deux villes. Un jour plus tard, la ville de  Bukavu est tombée  en quarantaine, ses habitants sont  interdits de tout mouvement vers d’autres parties du Sud Kivu.  

Au lendemain de la mesure de suspension de tout trafic sur le lac Kivu reliant la ville de Goma à Bukavu. Seuls deux bateaux qui ont quitté Bukavu y ont accosté à la première heure à Goma. Les quelques passagers qui n'étaient pas informés de la mesure sont arrivés au port. Déçus de la concrétisation de la suspension du trafic, ils ont dû rebrousser chemin et reporter leurs voyages. « Je devais me rendre à Bukavu pour y rencontrer mon père qui avait une communication urgente de la famille », regrette Roger Chubaka. Depuis la déclaration du premier cas du COVID -19 en République Démocratique du Congo la chose va de mal en pire, le trafic entre Kinshasa et le reste de province est suspendu les écoles fermées toutes les activités sociales tournent aux ralentis : « Quid de congolais qui vivent au taux du jour ? Nous serons exterminé par la faim avant cette maladie ne nous touche », soulève une vendeuse du lait de vache.
Quid du respect de la mesure ?
Pour le commissaire lacustre du port-public de Goma, Norbert Rugusha,  Si cette mesure de l’exécutif provincial est respectée, elle a toutefois des implications sur le personnel public et privé des services et installations portuaires. « Aucun bateau n’a quitté Goma ce matin pour aller à Bukavu, alors dans la mesure, seuls les bateaux cargo pourraient prendre seulement les marchandises. Même les personnes qui pourraient accompagner les marchandises, on ne peut pas les accepter. Et comme ce sera la navigation nocturne, nous avons pris d’autres mesures de restriction telles que, la réduction du personnel naviguant jusqu’à un minimum possible », a-t-il déclaré à Radio Okapi.
Le gouverneur du Nord-Kivu, Carly Nzanzu Kasivita a annoncé cette suspension du trafic, lundi 30 mars, en réaction aux deux premiers cas confirmés du Coronavirus à Bukavu. C'était peu avant que les cas de Goma soient aussi annoncés.
Les habitants de Goma et Bukavu redoutent des conséquences sur les échanges commerciales et sociales à cause de mesure qui s'impose afin de limiter la propagation de la pandémie de Coronavirus-19. Retenons que les populations de ces deux villes voisines vivent au taux du jour. C'est d'ajouter, c'est plus d'une semaine que les frontières de  la Rd Congo et le Rwanda sont fermés pour la même cause : « Alors que nous venons de lutter contre Ebola depuis plus d'une année, nous ne nous attendions pas à ce que notre vie quotidienne prenne cette tournure particulière avec le Corona virus. », S'inquiète un voyageur. « En dépites mesures paraissant impopulaire ; y ajouter la sensibilisation contre Coronavirus, nous souhaitons que les mesure prise par le président de la République Démocratique du Congo soient respectés pour nous épargner de cette période d'isolement prolongé. », conclut un autre voyageur

La ville de Bukavu est mise en quarantaine !
La ville de Bukavu est mise en quarantaine, ses habitants sont interdits de tout mouvement dans d'autre partie de la province. « Aéroport, tous les aérodromes, ports et même des routes sont fermées à dater du jeudi 02 avril 2020. Ceci ressort d'une décision prise lors du conseil de ministre du gouvernement provincial du Sud Kivu présidé par le Gouverneur Théo Ngwabije Kasi. C'est pour prévenir la propagation de CORONAVIRUS-19 en dehors de la ville de Bukavu » Pour ravitailler la ville de Bukavu et Goma en produit agricole seul les Cargos sont autorisés. A Goma tout comme Bukavu les petits commerçants de ce deux villes à travers le projet de facilitation du commerce dans la région des Grands Lacs s'organisent pour des échanges commerciaux entre Bukavu et Cyangugu et Goma Gisenyi vise versa. La République Démocratique du Congo  ravitaille en ce moment  le Rwanda en Sorgho, Soja qui est la récolte de la saison de la récolte maintenant en Rd Congo  et le Rwanda échange avec les associations des petits commerçants la tomate, les légumes et les chèvres.
Alain Wandimoyi

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