Par Premiss BATITA
Quand l’UOS institutionnalise le partage. À l’Université Officielle de Semuliki (UOS), la solidarité n’est plus une simple option, c’est un principe gravé dans le fonctionnement de l’institution. Le comité estudiantin y a formellement structuré un : « ministère des Affaires sociales et de la Solidarité ». Cette entité pilote l’assistance mutuelle lors des grands événements de la vie, qu’il s’agisse de mariages ou de deuils, et ce, sans la moindre discrimination. Kambale Kabau Jospin, porte-parole des étudiants, explique cette dynamique : « Ici à l’UOS, c’est un principe : l’unité et le soutien dans tous les cas, heureux ou malheureux. Chaque promotion s’est mobilisée pour constituer des petites caisses. En cas de nécessité, nous n’avons pas à réfléchir longuement pour accompagner un camarade. »

Mobilisation spontanée et structure
Cette culture du vivre-ensemble est largement saluée par la communauté estudiantine de Beni, qui y voit un rempart contre l’isolement et les traumatismes liés au contexte régional. Sur le terrain, la collecte de l’aide combine organisation formelle et élan spontané : Sensibilisation active : Le bureau des étudiants coordonne les appels de fonds de manière centralisée. Campagnes de proximité : Des équipes sillonnent quotidiennement les auditoires pour récolter les contributions financières. Inclusion totale : Chaque étudiant est soutenu, peu importe sa promotion, son option ou son origine.
L’incubateur du futur réseau professionnel
Au-delà de l’assistance humanitaire immédiate, le milieu universitaire de Beni est perçu comme un espace stratégique. C’est ici que se tissent les premières relations humaines et les connexions cruciales pour le futur monde professionnel.
Dans une province du Nord-Kivu en quête de repères, cette expérience démontre que la cohésion sociale s’apprend d’abord sur les bancs de l’école. En transformant les épreuves individuelles en élans collectifs, ces jeunes posent les bases d’une société plus unie et résiliente.