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Plus d’une décennie après les faits, une affaire refait surface dans le secteur de la conservation en RDC. Kambale Kighoma Guillaume, ancien de la Réserve de Gorilles de Tayna (RGT) et de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), revendique toujours la reconnaissance de son rôle crucial dans le sauvetage de deux bébés gorilles en 2009 et 2011 dans la région de Bunyatenge, territoire de Lubero, au Nord-Kivu.

Selon ses déclarations, les gorilles désormais connus sous les noms de KIGHOMA et IHOME avaient été capturés illégalement par des groupes armés. Mr. Kighoma, au péril de sa vie, avait organisé leur extraction et leur transfert vers le sanctuaire Gorilles GRACE à Kasugho. L’un de ces primates, le gorille KIGHOMA, a même hérité de son propre nom de famille, en hommage à son rôle dans cette opération de sauvetage. Après échange avec Mr Kighome, il nous répond : « Je ne pouvais pas risquer ma vie et celle de ma famille pour plaire aux acteurs de GRACE Gorillas, Sanctuaire de Kasugho qui d’ailleurs sont sans consciences ni honnêtetés scientifiques »

Pourtant, malgré cet acte héroïque, aucune prime, reconnaissance officielle ou appui moral ne lui ont été accordés, en dépit des promesses verbales formulées à l’époque. Pire encore, chaque tentative de réclamation s’est soldée par des intimidations ou des accusations visant à entacher sa réputation. Le silence prolongé de l’organisation GRACE Gorillas (https://gracegorillas.org) et de ses partenaires alimente un profond sentiment d’injustice.

Face à cette injustice, une pétition mondiale a été lancée https://chng.it/jcNbnztKTW afin de :

  • Reconnaître publiquement l’acte de sauvetage de M. Kighoma ;
  • Lui verser les primes mensuelles promises de sauvetage qui lui sont dues ;
  • Promouvoir la justice sociale dans la conservation.

Cette affaire pose une question cruciale : les défenseurs locaux de la biodiversité sont-ils condamnés à l’oubli, alors que leurs actes sauvent des espèces entières ?

Il est temps que justice soit faite. Soutenons cette cause et faisons entendre la voix de ceux qui protègent nos richesses naturelles au péril de leur vie.