Alors que le paysage politique congolais traverse une zone d’incertitudes majeures, la récente prise de parole du président honoraire Joseph Kabila et le lancement du Front pour la Refondation de la Nation (FRN) continuent de susciter de vive réactions.
Pour l’acteur politique et candidat député provincial aux législatives de 2023, Emmanuel Rafiki Kasi, la situation socio-économique et sécuritaire de la République Démocratique du Congo exige un sursaut patriotique. L’analyse qu’il dresse du pouvoir en place est sans appel :
« Ne pas se rebeller face à la mauvaise gouvernance, aux détournements de deniers publics, au tribalisme, au népotisme, au clientélisme et au fanatisme, c’est accepter la misère, la faim et le chômage. C’est prendre une part active à la souffrance du Congo et de son peuple », a-t-il affirmé fermement.
Celui-ci estime qu’il est inacceptable qu’un groupe d’individus, « installés dans des bureaux climatisés à Kinshasa, continue de prendre en otage toute une nation et tout un peuple ».
Un appel vibrant à la jeunesse congolaise
S’adressant directement à la couche la plus dynamique et la plus touchée de la population, Emmanuel Rafiki Kasi exhorte les jeunes à prendre leur destin en main plutôt que de compter uniquement sur les figures tutélaires de la politique ou des armes.
« La jeunesse ne doit pas attendre que Joseph Kabila, Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa ou Sultani Makenga fassent cette révolution à sa place. C’est à nous, jeunes privés de la chance de participer à la gestion de la chose publique, de nous lever. »
« L’avenir de ce grand pays repose sur nos épaules, son destin est entre nos mains, et sa prospérité dépend de notre vision. Aujourd’hui que le nouveau Congo se dessine, personne ne pourra dire : je ne savais pas. »
Prenant clairement position, l’expert en Droit annonce son engagement aux côtés de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila à travers le mouvement FRN.
Emmanuel Rafiki, insiste sur le dialogue ntational inclusif fondé sur le renoncement strict à tout projet de troisième mandat ou d’éternisation au pouvoir.
Face à ces perspectives, il réaffirme son soutien indéfectible à la reconstruction nationale car c’est aujourd’hui ou jamais, le Congo nous appartient à nous tous», a-t-il conclu.
La Rédaction