0 3 minutes 5 mois

Le ministre de l’industrie, Aimé Boji Sangara, pourrait bientôt quitter le gouvernement pour occuper la présidence du bureau de l’Assemblée Nationale, poste actuellement dirigé par Jean-Claude Isaac Tshilumbayi, après la démission de Vital Kamerhe. C’est du moins la conviction de plusieurs députés membres de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) et de ses alliés, qui voient en lui l’un des candidats les plus stratégiques pour assurer la relève au sein de la chambre Basse du Parlement.

L’hypothèse a pris de l’ampleur après les déclarations du député national de Walikale, Michel Moto, de retour d’une mission de contrôle parlementaire au Nord-Kivu. Selon lui, Aimé Boji représente un choix équilibré tant sur le plan politique que géopolitique.

“Sa position au sein du Gouvernement et son ancrage régional en font un profil fédérateur”, a-t-il confié, insistant sur la nécessité de maintenir une cohérence entre la direction politique du parti et la représentation nationale.

Aimé Boji, fidèle compagnon de Vital Kamerhe et figure clé de l’UNC, bénéficie d’une réputation de technocrate rigoureux et conciliant. Son éventuelle désignation à la présidence du bureau marquerait un tournant majeur pour la famille politique UNC, en pleine réflexion sur son positionnement au sein de la coalition gouvernementale “Union Sacrée de la Nation”.

Aucune annonce officielle n’a encore été faite, ni du côté du ministre de l’industrie, ni de la direction du parti. Cependant, dans les couloirs du Palais du Peuple, la rumeur d’une démission prochaine de Boji du gouvernement pour assumer de nouvelles fonctions parlementaires semble gagner du terrain.

Cette éventuelle transition, si elle se confirmait, interviendrait dans un contexte politique délicat, à l’approche des grandes réformes institutionnelles promises par le Président Félix Tshisekedi, et alors que les équilibres entre partis alliés se redessinent au sein de l’Union Sacrée de la Nation.

La Rédaction