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Le Centre de Promotion Rurale (CPR à Idjwi) vient de lancer une séance de réflexion et d’échanges sur l’état des lieux de la gouvernance de l’eau, terres arables et l’écosystème lacustre en territoire d’Idjwi au Sud-Kivu.

Le premier tour concerne les autorités locales, leaders religieux, jeunes, acteurs de développement et autres couches sociales de la chefferie Rubenga, qui, pendant trois jours, vont échanger sur toutes les questions qui entourent l’utilisation des ressources naturelles, la destruction de l’environnement, la pression de l’homme sur ces ressources ainsi que les conséquences liées au réchauffement climatique pour mettre en place les stratégies d’atténuation.

Bashamuka Muliri et Didier Bora, techniciens de CPR, ont présenté tour à tour la situation actuelle de l’environnement à Idjwi et l’état de gestion de différentes ressources comme l’eau (rivières et sources), le sol (dans le cadre de l’agriculture), le lac (pêche) et l’exploitation du sable.

Plusieurs conséquences ont été évoquées par le participant dont : les maladies de plantes, la forte chaleur, la sécheresse, tarissement des rivières et sources d’eau potable, les averses, les inondations, les vents violant, la famine couronnée par la pauvreté.

Un appel pressent à la prise de conscience

Pour le Centre de Promotion Rurale à Idjwi, l’heure est à l’engagement communautaire.

“Nous attendons des autorités locales et participants une implication et engagement sans relâche dans le changement de gestes et attitudes afin de renverser la tendance actuelle. La sensibilisation et autres actes des autorités et leaders peuvent influencer la bonne gestion de l’eau et autres car toutes les ressources sont epuisables” prévient Euphraïm Kivayaga, directeur de CPR.

L’implication de la jeunesse est importante dans la protection de l’environnement, propose Christian Kahunga, l’un des participants. Il estime que les jeunes de 18, 20 ou 30 ans peuvent amorcer le reboisement des forêts aujourd’hui vides et en seront les premiers bénéficiaires dans l’avenir.

Aksanti Bakomeza, invite les pasteurs et prêtres à imposer des sanctions contre les fidèles de leurs églises qui s’adonnent à la destruction continue de l’environnement.

Les questions sur la population du lac Kivu, la pêche dans les zones de frayères, le feu de brousse, l’exploitation abusive du sable, ont été développées.
Un pla d’action sera adopté et validé par les participants afin de mettre en action les mesures arrêtées, ajoute cette organisation de développement.

Une activité similaire sera tenue dans la chefferie Ntambuka dans le prochain jour.

Ces échanges sont organisés dans le cadre du programme de sécurité alimentaire et développement rural sur une île à forte densité, exécuté par le CPR avec le soutien financier du Pain pour le Monde (PPLM-Spd) en sigle.

Richelieu Byamana