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Deux villages du territoire Idjwi au Sud-Kivu ont été le théâtre des condamnations collectives et autres violences le vendredi 01 et samedi 02 mai 2026.

Il s’agit du village Mafula dans le groupement Bugarula , chefferie Rubenga et Hala, groupement Mugote en chefferie Ntambuka.

Dans le village Mafula, des sources au sein de la communauté affirme qu’un jeune du nom de Jackson Evariste, a été lynché par des habitants du centre de Cikoma la soirée du vendredi. Celui-ci aurait été surpris dans les actes de vol du carburant (essence) dans une maison ce qui a poussé certains à s’en prendre à lui violemment jusqu’à ce qu’il est mort.

Paul Mahirisi, chef de village Mafula, confirme ces faits et condamne l’action que des habitants de sa juridiction ont commis sur ce jeune garçon.

Horreur terrible à Mugote

Du côté du village Hala dans le groupement Mugote, l’horreur est terrible.

Une autre foule en colère s’est déchaînée sur un homme du nom de Piyo Ntamusige. Celui-ci a été brûlé vif par cette foule qui était à la recherche de son épouse supposée avoir ensorcelé une jeune fille du nom de D’arc Tusali, décédée le samedi 02 mai.

N’ayant trouvé son épouse, ces habitants en colère ont décidé d’éliminer cet homme, démolir sa maison et brûlé tout son élevage.

Son fils aussi n’a pas été épargné dans cette violence. Justin Aksanti, de la Radio MGT, affirme que une habitation du fils de la femme été détruite dans cette vindicte populaire.

Le groupement Mugote est à ce jour cité comme l’épicentre d’actes de vengeances populaires où d’après les acteurs de la société civile, plus de cinq ans y sont déjà répertoriés depuis le début de l’année en cours.

C’est actes sont à la base des plusieurs conflits au sein de la communauté et provoque la dégradation du tissu social, la cohabitation pacifique, la paix et la sécurité communautaire.

Des voix appellent à une forte implication des autorités coutumières, les leaders d’opinions, les mutualités culturelles et la société civile afin de mettre sur pied des stratégies et sensibilisations afin d’endiguer ce fléau.

Richelieu Byamana