À Kasindi, les acteurs engagés dans la protection de l’enfant rappellent que la famille demeure le premier cadre d’éducation à la paix et à la citoyenneté. Selon eux, c’est au sein du foyer que les enfants apprennent les valeurs de respect, de responsabilité et de solidarité qui favorisent la cohésion sociale.
Pour Mbakula Mbuyiro, chef du service Genre, Famille et Enfant à Kasindi, les parents jouent un rôle déterminant dans la construction d’une société pacifique: « La famille est le premier lieu éducateur de l’enfant. Les enfants peuvent contribuer à la paix lorsqu’ils acceptent d’écouter les conseils de leurs parents, de l’école et de la communauté. Quand un enfant connaît ses droits et ses devoirs, il contribue à la cohésion au sein de la famille et à la paix », explique-t-il.
Le responsable encourage les parents à mieux encadrer leurs enfants durant les vacances en les orientant vers des activités éducatives, sportives et récréatives, afin de les éloigner des comportements à risque.
Du côté des parents, l’éducation aux valeurs citoyennes est considérée comme une responsabilité quotidienne. Bamuswekere Festo Wabo, chef de ménage, insiste sur la nécessité de transmettre aux enfants le respect des lois et des valeurs républicaines: « En tant que parents, nous avons le devoir d’éduquer nos enfants afin qu’ils vivent en harmonie, d’abord dans la famille. Nous devons leur apprendre le respect des lois du pays et les éloigner des groupes armés afin qu’ils deviennent des citoyens responsables », affirme-t-il.
Les enfants eux-mêmes reconnaissent que la paix passe par le sens des responsabilités et la culture du travail. Élève à l’Institut Monseigneur Criso, Bayanza Mumbere Exocé estime que l’autonomie peut contribuer à prévenir la délinquance: « Pour moi, la paix, c’est vivre sans être bloqué dans ses besoins. J’encourage mes amis à chercher un petit travail. À notre âge, nous pouvons acheter nous-mêmes certaines fournitures scolaires. Celui qui n’a rien peut être tenté de voler, mais le travail nous aide à éviter cela », témoigne-t-il.
À Kasindi, responsables publics, parents et enfants s’accordent sur un même constat : la famille reste la cellule de base où se construisent les valeurs de paix et du vivre-ensemble. En cette période de vacances scolaires, le dialogue, l’encadrement parental et la responsabilisation des jeunes apparaissent comme des leviers essentiels pour bâtir une communauté plus paisible et plus solidaire.
Libu Manga Rachidi Black
Kasindi – SAUTI YA AMANI / UNPC-DDC